L’artisan de la nature

Jean-Pierre Masclet

Archive pour le mois de janvier, 2009

Le sol est vivant

jan-31-2009 par Jean-Pierre Masclet

De tous les milieux naturels, le sol présente une caractéristique unique : il lie le vivant et l’inerte.

Le vivant, c’est le monde organique, l’inerte c’est le minéral. Le lien entre organique et minéral, qui existe dès le début de la formation d’un sol est la clé de la fertilité de nos jardins. Ce sont les êtres vivants du sol qui assurent ce lien, des plus petits (bactéries, champignons) aux plus gros (insectes, vers de terre…). A chaque instant, des milliards d’êtres vivants sont à l’ouvrage sous nos pieds. C’est pour cela que l’on peut considérer le sol comme une entité vivante.

Les habitants vivants du sol visibles :

  • - le vers de terre: le jardinier du sol, 200 à 400 individus au m2.
  • - les nématodes: petits vers segmentés de 0,5 à 3 mm. Un cm2 de sol peut contenir

      10 000 individus.

  • - les gastéropodes
  • - les myriapodes
  • - les acariens
  • - les fourmis
  • - les coléoptères
  • - les mammifères
  • - les reptiles

 Les habitants invisibles (micro-organismes) :

  • - les protozoaires, ni animaux, ni végétaux, ni champignons, minuscules ils sont présents dans tous les sols.
  • - les algues
  • - les champignons
  • - les bactéries, êtres vivants les plus petits du sol. Leur taille est de l’ordre du millième du millimètre. Dans un gramme de sol, on compte en moyenne 100 millions d’individus.

 L’humus :

L’humus provient de l’humification, processus d’évolution des matières organiques du sol. Ce sont les champignons, les bactéries et les vers de terre qui activent cette transformation.

Les cochenilles

jan-29-2009 par Jean-Pierre Masclet

Les cochenilles sont des insectes primitifs qui se déclinent en de nombreuses espèces d’aspect fort différent. Les cochenilles sont une véritable plaie pour les plantes d’intérieur, car il est difficile de les combattre efficacement et elles se propagent rapidement, comptant plusieurs générations par an. On distingue les cochenilles à bouclier, les cochenilles farineuses et les cochenilles des racines.

Les cochenilles piquent les tissus de la plante et pompent la sève.

Les cochenilles à bouclier se caractérisent par la protection d’une carapace cireuse sous laquelle l’insecte est bien abrité. Elles peuvent être divisées en trois groupes.

Les diaspines ou « poux  collants » s’agglutinent en colonies sur les tiges ou sous les feuilles. Elles sont protégées par un bouclier cireux indépendant de leur corps (3mm).

Les lécanines sont particulièrement virulentes sur les plantes d’intérieur. Elles sont couvertes d’une peau cireuse, épaisse et dure. Leur forme est plutôt arrondie (2à 6mm).

La cochenille australienne aime les agrumes et le mimosa. Cochenille géante de 1 cm de long au bouclier rouge, brun, elle pullule très rapidement. 

Les cochenilles farineuses ou pseudococcines se caractérisent par leurs possibilités de déplacement, les cochenilles à bouclier étant immobiles. Couvertes d’une sorte de farine blanchâtre, elles mesurent de 3 à 7 mm de long et ressemblent à des cloportes miniatures. Elles sont très virulentes dans la maison, car leur développement optimal demande une température de 22oC.

Les cochenilles des racines sont plus petites, elles ressemblent aux cochenilles farineuses avec leur feutrage blanchâtre. Elles sécrètent un miellat collant très sucré et concentré sur lequel vient se développer la fumagine. Ces insectes provoquent de gros dégâts : chute de feuilles, mort des rameaux, aspect général déplorable, mort.

 Méthode de lutte : Il convient dans un premier temps de décoller manuellement les cochenilles, car leur bouclier protecteur les met à l’abri des insecticides. Frottez les parties envahies avec un coton imbibé d’alcool à 60o (1/3 alcool, 2/3 d’eau). Une demi-heure après passez une éponge pour détacher les cochenilles. Répéter l’opération si nécessaire. Si l’invasion est trop forte appliquer un insecticide spécifique (Marshal)après ce nettoyage.

Les besoins en eau d’une plante

jan-26-2009 par Jean-Pierre Masclet

Les plantes que nous cultivons présentent ladouble caractéristique d’être Chlorophylliennes et vasculaires.

Un végétal chlorophyllien utilise l’énergie solaire et le gaz carbonique de l’atmosphère pour fabriquer du carbone, en rejetant de l’oxygène dans l’atmosphère (mécanisme appelé photosynthèse).Le carbone, allié à l’oxygène et l’hydrogène de l’eau ainsi qu’à l’azote et à d’autres éléments prélevés dans le sol, permet de produire la matière végétale.

Un végétal vasculaire comporte un système de circulation d’eau. L’eau prélevée dans le sol par les racines s’élève dans la tige et s’évapore au niveau des feuilles par des orifices appelés stomates.

Les stomates ont la propriété de s’ouvrir ou de se fermer en fonction des besoins de la plante.

De jour, l’ouverture des stomates permet la transpiration ainsi que l’échange gazeux lié à la photosynthèse : absorption de gaz carbonique et rejet d’oxygène. De nuit, elle permet la respiration : absorption d’oxygène et rejet de gaz carbonique.

L’eau circulant dans ce système a pour fonctions :

-   de participer à la formation de la matière végétale,
-   d’entraîner les éléments dissous présents dans le sol et utiles à la plante (fertilisants),
-   d’assurer la rigidité (turgescence) des parties vertes de la plante.

Pour que l’ensemble du système fonctionne il doit y avoir équilibre  entre l’absorption d’eau au niveau des racines et la transpiration au niveau des feuilles.

Par ailleurs, il y a évaporation directe de l’eau à partir du sol. La quantité d’eau qui disparaît dans l’atmosphère sous forme de transpiration et d’évaporation  à partir du sol est appelée évapotranspiration.

Cette notion est très importante dans la pratique, car elle débouche sur l’estimation des besoins en eau nécessités par un couvert végétal (une culture).

 La plante, l’eau et le sol

 Par rapport au végétal, le sol présente trois fonctions :

  • support mécanique permettant au végétal de conserver sa position naturelle, même en cas de vent,
  • réservoir de matières fertilisantes,
  • réservoir d’eau.

 Pour cette dernière fonction, on représente le sol comme un assemblage de particules solides, les interstices entre ces particules pouvant être occupés par de l’air ou par de l’eau.

Pour que la plante puisse vivre, il est nécessaire que, dans le volume occupé par les racines, l’eau et l’air soient simultanément présents :

-    L’eau, pour assurer la turgescence du végétal, la production de la matière végétale et la circulation des fertilisants,
-    L’air, dont la présence est nécessaire pour que les racines puissent respirer.

 Il faut donc éviter de créer la situation dans laquelle le sol est complètement saturé en eau et dépourvu d’air.

L’eau est présente sous différentes formes. Fixée sur le massif poreux que constitue le sol, elle devient, au fur et à mesure de sa consommation par les racines, de plus en plus difficile à extraire.

Tant que la réserve n’est pas épuisée, le système racinaire satisfait la demande en eau de la plante.

La réserve en eau est une grandeur très variable selon les types de sol.

Dans un sol à texture fine, c’est à dire argileux ou limoneux, et même s’il est pauvre en matière organique, on considérera que la réserve constitue à peu près un dixième du volume du sol exploré par les racines.

A l’opposé, dans un sol à texture grossière constitué essentiellement de sables grossiers, on considérera la réserve comme négligeable. Autrement dit, le sol devra être constamment réapprovisionné en eau, de façon naturelle ou artificielle, à des intervalles de temps très courts.

Par ailleurs, l’adjonction de matières organiques ( compost, fumier…) améliore la réserve.

Lorsque la réserve est épuisée, l’eau restante est fortement liée aux particules du sol, et la demande en eau de la plante n’est plus satisfaite. Il y a stress hydrique. La plante met alors en œuvre un mécanisme de défense appelé régulation stomatique : les stomates se referment afin de réduire la transpiration et d’empêcher le végétal de se dessécher. La fermeture des stomates réduit les échanges gazeux nécessaires à la photosynthèse, de sorte que la production de matière végétale est diminuée.

 La plante, l’eau et l’atmosphère

La quantité d’eau consommée par évapotranspiration dépend, par ordre d’importance décroissante :

  • des conditions atmosphériques,
  • de l’espèce végétale
  • du sol, lorsque celui-ci n’est pas totalement couvert par la végétation.

Concernant plus spécialement les conditions atmosphériques, l’évapotranspiration croît avec :

  • la température,
  • la luminosité,
  • la durée d’ensoleillement,
  • la sécheresse de l’air,
  • le vent.

Le jardin urbain

jan-20-2009 par Jean-Pierre Masclet

Voir pousser la végétation, observer des fleurs, humer des plantes aromatiques ou récolter quelques légumes. Le rêve pour beaucoup de citadins. Il peut se réaliser si vous avez une terrasse ou un balcon.

Un peu d’imagination, d’attention et de patience alors la nature s’invitera chez vous.

Pour ce faire un peu d’observation pour situé l’endroit par rapport aux points cardinaux et aux vents dominants. Quelques caissettes, pots un arrosoir et l’on peut tenter l’expérience.

Des radis, des salades, des tomates et des fraises apporteront une touche originale à votre balcon. N’hésitez pas à cultiver des herbes aromatiques comme le thym, le romarin ou la menthe, leurs couleurs et leurs parfums vous combleront. Ces plantes mellifères attireront une foule d’insectes

Vous voulez organiser un rendez vous de papillons alors plantez quelques vivaces indigènes comme l’œillet des Chartreux, la reine marguerite ou la centaurée jacée. Elles font le bonheur des bourdons et des papillons.

L’hiver au potager

jan-20-2009 par Jean-Pierre Masclet

Le gel raidit la terre, parfois la neige recouvre le sol, la végétation se couvre de givre, c’est l’hiver.

Le potager est endormit, tout au moins c’est ce que l’on croît. Sous cette couverture de froid il y a tout un petit monde qui vit dans le sol. Bien souvent au ralenti, température oblige, mais des petits malins sont descendu assez profond pour ne pas craindre le gel. Ainsi les vers blancs du hanneton passent soit leur premier hiver en dormance ou leur deuxième en préparant leur chrysalide. Les campagnols préparent leur premier nid de l’année.

Le jardinier, ne peut qu’observer les oiseaux recherchant leur pitances dans les arbustes ou les herbes qu’il a volontairement laissés enterre à cette intention.

En attendant sa mise en culture un potager se pense et se prépare. C’est ainsi que la saison se prête à l’entretien des outils.

Faire l’inventaire des graines en stock et commander celles qui nous conviendront lors de la prochaine saison est une belle activité de saison.

Enfin, il est recommandé de faire une rotation de culture au potager, c’est le moment de se documenter et de faire un plan de rotation.

Bon hiver!