L’artisan de la nature

Jean-Pierre Masclet

Catégorie: ‘Le jardin d’intérieur’

Les cochenilles

jan-29-2009 par Jean-Pierre Masclet

Les cochenilles sont des insectes primitifs qui se déclinent en de nombreuses espèces d’aspect fort différent. Les cochenilles sont une véritable plaie pour les plantes d’intérieur, car il est difficile de les combattre efficacement et elles se propagent rapidement, comptant plusieurs générations par an. On distingue les cochenilles à bouclier, les cochenilles farineuses et les cochenilles des racines.

Les cochenilles piquent les tissus de la plante et pompent la sève.

Les cochenilles à bouclier se caractérisent par la protection d’une carapace cireuse sous laquelle l’insecte est bien abrité. Elles peuvent être divisées en trois groupes.

Les diaspines ou « poux  collants » s’agglutinent en colonies sur les tiges ou sous les feuilles. Elles sont protégées par un bouclier cireux indépendant de leur corps (3mm).

Les lécanines sont particulièrement virulentes sur les plantes d’intérieur. Elles sont couvertes d’une peau cireuse, épaisse et dure. Leur forme est plutôt arrondie (2à 6mm).

La cochenille australienne aime les agrumes et le mimosa. Cochenille géante de 1 cm de long au bouclier rouge, brun, elle pullule très rapidement. 

Les cochenilles farineuses ou pseudococcines se caractérisent par leurs possibilités de déplacement, les cochenilles à bouclier étant immobiles. Couvertes d’une sorte de farine blanchâtre, elles mesurent de 3 à 7 mm de long et ressemblent à des cloportes miniatures. Elles sont très virulentes dans la maison, car leur développement optimal demande une température de 22oC.

Les cochenilles des racines sont plus petites, elles ressemblent aux cochenilles farineuses avec leur feutrage blanchâtre. Elles sécrètent un miellat collant très sucré et concentré sur lequel vient se développer la fumagine. Ces insectes provoquent de gros dégâts : chute de feuilles, mort des rameaux, aspect général déplorable, mort.

 Méthode de lutte : Il convient dans un premier temps de décoller manuellement les cochenilles, car leur bouclier protecteur les met à l’abri des insecticides. Frottez les parties envahies avec un coton imbibé d’alcool à 60o (1/3 alcool, 2/3 d’eau). Une demi-heure après passez une éponge pour détacher les cochenilles. Répéter l’opération si nécessaire. Si l’invasion est trop forte appliquer un insecticide spécifique (Marshal)après ce nettoyage.

Le cyclamen

jan-20-2009 par Jean-Pierre Masclet

Pendant l’antiquité, le cyclamen était davantage connu pour ses vertus thérapeutiques ( il contient de la cyclamine, un puissant toxique purgatif) que pour ses qualités ornementales.

Les romains l’appréciaient déjà pour son parfum, sa floraison et sa discrétion.

Il fut introduit en Europe au xvieme siècle, et fut cultivé dans les jardins botaniques de la reine Elisabeth 1er d’Angleterre.

L’église catholique y voyait un symbole du cœur de Marie qui saigne sur la terre, symbolique reprise par les peintres flamands.

Le cyclamen est une plante vivace à souche tubéreuse qui décore avec beaucoup de grâce les appartements, balcons, serres ou rocailles suivant les espèces.

Il appartient à la famille des primulacées.

La partie souterraine est un tubercule rond et plat de couleur sombre.

Les feuilles qui partent de ce tubercule sont munies d’un pétiole rougeâtre et charnu, elles sont généralement en forme de cœur, épaisses et à bord finement festonné.

Les fleurs originales et parfois parfumées qui apparaissent en hiver, au printemps, en été ou en automne suivant les espèces, ont une corolle en forme de tube très court, tourné vers le bas.

Le fruit est une capsule et le pédoncule, pour certaines espèces, devient spiralé et s’abaisse pour enfouir les graines dans le sol.

Le cyclamen le plus cultivé est le cyclamen persicum ou cyclamen de Perse, il est vendu sous forme de nombreuses variétés chez les fleuristes. Les coloris des fleurs parfois doubles, sont très variés.

Pour un chez soi agréable

Les cyclamens d’intérieur ont été l’objet de nombreux travaux d’horticulteurs. Travaux de sélection qui ont fait apparaître l’immense variété de formes de fleurs, de couleurs et de feuillage dont étaient capable les cyclamens.

A l’intérieur, le cyclamen est avide de lumière. Il apprécie une température de 12 à 17 degrés. Si votre appartement est trop chaud, le mettre dans un endroit frais durant la nuit.

Arrosez de façon modérée et régulière a bord du pot, jamais sur le bulbe.

Bien souvent, les tiges molles et recourbées sont l’effet d’un arrosage excessif plutôt que d’une sécheresse.

A savoir :

  • Les cyclamens sont quasiment imbattables quant à leur tenue en vase si on les utilise en fleurs coupées. Les bouquets se conservent pendant 15 jours et davantage.
  • Pour le code amoureux, offrir un cyclamen exprime des sentiments sincères.

Arrosage des plantes d’intérieur

jan-20-2009 par Jean-Pierre Masclet

Les besoins en eau varient en fonction de la plante elle même, et des conditions de culture (température, lumière, substrat). Avec le printemps, l’intensité de la lumière dans les appartements augmente ainsi que la durée d’éclairage. Ceci à pour conséquence de réveiller la végétation. C’est à ce moment qu’il faut recommencer l’arrosage à un rythme estival. Mais auparavant on aura procédé soit à un surfaçage (grattage superficiel de la terre à la surface du pot) avec apport d’un complément de substrat ou à un rempotage. Ces opérations doivent se faire environ tous les deux ans. L’ apport de nouveau substrat plus riche , ayant un pouvoir de rétention d’eau plus élevé augmentera l’efficacité des arrosages futurs.

Avant tout arrosage, il faut observer vous plantes. Elles n’ont pas toutes les mêmes besoins au même moment. L’exposition de la plante en plein soleil ou une situation à mi-ombre aurons des conséquences. Pour cela un sondage avec le doigt plongé dans le substrat est un bon test.

D’Avril à Septembre, tant que la température ambiante se situe entre 20 et 240C il faut arroser tous les deux à trois jours.

Les sensibilités du « Ficus Benjamina »

jan-20-2009 par Jean-Pierre Masclet

Attention à l’extrême sensibilité du Ficus Benjamina aux courants d’air, à l’excès d’eau, au sec et aux rayons du soleil.

Dans les pays tropicaux, dont il est originaire, le Ficus Benjamina est très rustique. En essayant de l’adapter dans nos appartements nous ne lui offrons pas les conditions idéales pour un bon développement. Ainsi il devient sensible aux « variations climatiques » que nous lui imposons.

En aérant nous provoquons des courants d’air, parfois imperceptibles, qui provoquent une chute de feuilles quelques semaines plus tard. Les arrosages irréguliers et un air trop sec mettent aussi à mal le feuillage dont une partie se dessèche régulièrement.

Idéalement le Ficus Benjamina devrait trouver sa place dans un endroit aéré mais sans courants d’air, bien éclairé sans recevoir les rayons du soleil et il devrait être arrosé régulièrement sans excès. Un facteur important pour la santé des plantes d’appartement est l’hygrométrie ambiante qui baisse singulièrement durant l’hiver.

En cas d’une chute de feuilles conséquente une taille s’impose. Elle permettra à la plante de refaire de nouvelles pousses donc un nouveau feuillage luxuriant.

Quand et comment rempoter les plantes d’intérieur ?

jan-20-2009 par Jean-Pierre Masclet

Il faut tout d’abord considérer qu’il y a deux grandes familles de plantes d’intérieur, les plantes vertes et les plantes à fleurs. Les plantes à fleurs se rempotent hors période de floraison. Quand aux plantes vertes, la période de l’année la plus favorable est Mars-Avril alors que la végétation se réveille avec l’augmentation de la durée du jour. Mais il est tout à fait possible d’effectuer un rempotage durant l’été si les circonstances l’exiges ( mauvaise santé de la plante, ou plante fraîchement acquise).

Il n’est pas nécessaire de rempoter ses plantes chaque année. Cette opération s’impose lorsque le pot, devenant trop petit, ralenti le développement de la plante.

Lors d’un rempotage le diamètre du nouveau pot doit impérativement être plus grand de 2 à 4 centimètres. Plus grand, la plante se trouverait dans un volume de terre trop grand pour une bonne gestion de l’arrosage.

Les bons gestes consistent à retirer la plante de son pot d’origine, nettoyer les racines en enlevant une partie de l’ancien substrat ainsi que les racines blessées ou pourries. Ensuite on place la plante dans son nouveau contenant en ayant eu soin auparavant de mettre un peu d’argile expansée au fond (drainage). Ajouter un peu de substrat ( terreau pour plantes vertes) de telle sorte que le collet de la plante ( endroit de jonction entre les racines et la partie aérienne) se situe à 2 centimètres en dessous de la partie supérieure du pot. Terminer avec un copieux arrosage qui permettra au terreau de bien enrober les racines.