L’artisan de la nature

Jean-Pierre Masclet

Catégorie: ‘L'environnement de son jardin’

Baies et fruits sauvages comestibles dans nos jardins

jan-20-2009 par Jean-Pierre Masclet

Dans la mouvance du « retour à la nature » la connaissance des plantes médicinales et des champignons ont connus la faveur du public, par contre les fruits sauvages sont restés jusqu’ici les marginaux des engouements écologiques contemporains.

A cela une raison bien simple : il est toujours difficile de se prononcer péremptoirement sur le degré de toxicité de telle ou telle espèce. Nous allons vous présenter brièvement quelques espèces reconnues comestibles.

Comestibles mis consommables ?

Les fruits sauvages sont souvent très propres à la préparation de marmelades, gelées ou sirops. Ils renferment entre autres, diverses vitamines et éléments minéraux. Il n’est pas rare que leur arôme soit plus fin que celui des fruits de table usuels.

Conseil pour la récolte et conservation :

Ne cueillir que des fruits dont l’identité est certaine :

Cela va de soi en pleine nature (pour des raisons de sécurité) mais aussi chez soi, cette fois pour des raisons de transformation et de consommation.

Ne récolter que des fruits bien mûrs ; dans quelques cas , seul les fruits blets sont comestibles.

Utiliser au plus tôt la récolte, qui ne se conservera que peu de temps à température ambiante, ou bien la stocker au congélateur, jusqu’à utilisation.

 

Espèces d’arbustes

Fruits

Plante

Habitat

Comestibilité

Amélanchier

Baies en bouquet, violacées à noir

Arbuste, 1 à 3 m, peu ramifié

Terrains secs, rocailleux, de la plaine à la montagne.

Nature, saveur douce sucrée, confiture, gelée, sirop.

Epine vinette

Baies rouges orangés. Oblongues.

Arbrisseau buissonnant, 1 à 2 m, portant de grandes aiguilles.

Terrains pauvres de plaine en montagne.

Confiture, gelée, boisson, aussi en condiment comme câpres.

Noisetier

Coque vert clair devenant ligneuse et brun roux à maturité.

Arbrisseau à nombreuses branches dressées partant du sol.

Haies, en taillis, de plaine en basse montagne.

Nature, fraîches ou séchées.

Argousier

Jaunes à orangés très nombreux.

Arbrisseau de 2 à 3 m, buissonnant, tortueux, très épineux et formant des fourrés

De plaine en montagne, à proximité des eaux. Aime la lumière.

Acide à l’état cru. Compote et gelée.

Physalis

« Amour en cage »

Baie orangée entourée d’une belle enveloppe en forme de lanterne pointue.

Herbacée. O,60 à 1m,Tige rarement ramifiée.

Lieux incultes. Recherche le soleil. Plaine et collines.

Baies à saveur légèrement amère. Nature, confiture.

Eglantier

Cynorrhodons-gratte-culs. Rouge oranger, ovoïde, charnu.

Arbrisseau buissonnant de 1  6m portant de forts aiguillons.

Haies, friches, bosquets. Plaine à moyenne montagne.

Confiture

Sureau noir

Très nombreux en grappes. Baies noires.

Arbuste, parfois petit arbre à croissance rapide.

Haies, supporte ombre. Plaine à basse montagne

Gelées, sirop….

Sorbier des oiseleurs

En grappes étalées. Baies orangées à rouges, peau épaisse.

De l’arbuste à l’arbre 5 à 12 m.

Haies, bord de chemin, solitaire. Recherche la lumière. Plaine et surtout montagne.

Très amère. Gelées et confitures.

Sorbier domestique

Jaune rosé, plus ou moins tachetés.

Arbre 5 à 10m. Bourgeons poisseux. Croissance lente.

Disséminés. Plaine.

Apre, mangeable une fois blet ou sec.

 

Connaître l’environnement de son jardin

jan-20-2009 par Jean-Pierre Masclet

Lorsque l’on parle jardin, il peut être potager, d’agrément ou fruitier. Les observations environnementales que nous faisons pour l’un sont valables pour les autres.

Que vous vouliez créer un jardin ou qu’il soit existant, il est important d’observer:

- la faune

- la flore qui évolue sur l’emplacement du jardin et celle qui l’environne

- le sol

Car le jardin, qu’il soit urbain ou campagnard est intégré automatiquement à une chaîne alimentaire dont une partie des composants peut varier d’un endroit à un autre, selon les conditions pédoclimatiques.

Une chaîne alimentaire,c’est le lien existant entre les différents êtres vivants d’un écosystème, qui peut se résumer par “qui mange qui”.

Les chaînes alimentaires du sol sont en étroite relation avec celles de la surface. D’un côté, ce sont les débris végétaux, les excréments et cadavres d’animaux qui permettent aux micro-organismes décompositeurs de se développer, et de l’autre, ce sont ces derniers qui libèrent les éléments minéraux nécessaires à la croissance des plantes.

Les chaînes alimentaires mettent en jeu à la fois des échanges d’énergie, avec comme source extérieure le soleil, et des échanges de matières, concernant notamment les éléments minéraux, qui à l’origine viennent de la roche mère du sol. Tous ces échanges sont étroitement imbriqués, car ce sont des matières organiques riches en carbone qui permettent le passage d’énergie d’un ensemble à un autre, par exemple des plantes vertes aux animaux herbivores, ou des animaux herbivores  aux animaux carnivores. Ces matières organiques contiennent également des éléments nutritifs qui passent d’un ensemble à un autre en même temps que l’énergie. Dans le sol, les chaînes alimentaires sont principalement des chaînes de décomposition qui permettent la transformation des déchets organiques, végétaux et animaux en éléments minéraux assimilables par les plantes.

La faune:

Les oiseaux

La variété des espèces d’oiseaux que l’on dénombre est liée à l’environnement direct (urbain,campagnard,forestier).

Cetaines espèces s’avèrent utiles, notamment les insectivores tel que les mésanges, les rougegorges en mangeant de nombreux insectes nuisibles. Par contre les moineaux, les étourneaux parfois les merles font des dégâts en grattant le sol des plates bandes pour y trouver des graines.

Les animaux

Renard, gibier, fouine, musaraigne, taupe, campagnol…

Les insectes

Abeilles, papillons, coléoptères, libellules…

La flore:

Observation de la végétation spontanée et des herbes que l’on dit mauvaises.

La détermination de ces herbes vous renseignera par  exemple sur les espèces de papillons pouvant évoluer dans la région. La flore spontanée est aussi un très bon indicateur sur la nature du sol.

Les haies et arbustes indigènes jouent un rôle important dans l’équilibre naturel car ils sont de remarquables abris que ce soit pourles animaux, oiseaux et insectes. Ils créent des conditions idéales à la reproduction de toutes ces espèces et sontà toute saison un garde manger salutaire.

Faune et flore spontanée sont intimement liées et créent un équilibre naturel à respecter et à entretenir en favorisantle développement de certaines plantes ou en plantant des espèces d’arbustes indigènes, ou en installant des perchoirs ou des nichoirs pour oiseaux.

Le sol:

Le sol est vivant! de tous les milieu naturels, le sol présente une caractéristique unique: il lie le vivant et l’inerte.

Le vivant, c’est le monde organique, l’inerte c’est le monde minéral. Le lien entre  organique et minéral, qui existe dès le début de la formation d’un sol est la clé de la fertilité de nos jardins.

Ce sont les êtres vivants du sol qui assurent ce lien, des plus petits (bactéries, champignons) aux plus gros (insectes, vers de terre…). A chaque instant, des milliards d’êtres vivants sont à l’ouvrage sous nos pieds. C’est pour cela que l’on peut considérer le sol comme une entité vivante.